L’ADN, lorsque le digital rend tout possible

La vie, ce concept mystérieux, est ramenée à la présence d’ADN. Il n’y a plus de frontière entre matière animée et inanimée. Tout n’est qu’une question de degré de complexité.

Albert Jacquard (1925-2013), Spécialiste de génétique des populations

Ces quelques phrases ne pouvaient que mieux introduire le sujet dont je vais vous parler aujourd’hui.

Pour les moins initiés, l’ADN est la base de tout organisme, en un mot c’est notre Identité.

Le 25 avril 1953, deux jeunes chercheurs, Francis Crick, 36 ans et James Watson, 24 ans publiaient les fruits de leur recherche : la structure de la double hélice de l’ADN.Aujourd’hui la grande aventure du génome a 54 ans et elle ne cesse de connaître des rebondissements.Il faudra attendre jusqu’en 1970, pour que les premières techniques de séquençage voient le jour. La méthode de Maxam et Gilbert (la première réalisée) consistait à utiliser les propriétés chimiques des nucléotides, la méthode de Sanger, elle, repose sur la biologie moléculaire. Bien que le séquençage ait beaucoup évolué et soit désormais automatisé.

Maintenant que le Brief est fait, laissez-moi vous parlez de la révolution en elle-même.

Imaginons : vous n’êtes pas au mieux de votre forme et décidez donc de prendre rendez-vous chez votre médecin. Ce dernier vous prescrit un médicament.Qui penserait un seul instant, y être allergique ? Comment le savoir ? En consultant votre smartphone ?

Et bien… OUI !

C’est le pari gagné dans lequel s’est lancé la société américaine Veritas Genetics.Le séquençage de votre génôme et son analyse(partielle) pour seulement 999 dollars.

Excessif me direz-vous? Bien au contraire, le séquençage du premier Génome (2003) a pris 13 ans et coûté 3 milliards de dollars.

Alors décryptons ensemble comme fonctionne cette application. Tout d’abord il faut savoir qu’aujourd’hui se sont seules les parties codantes du gène, les exomes qui peuvent être interprétés.Comment analyser ces informations ? Grâce à un algorithùe développé par George Church, professeur à Harvard et co-fondateur de la société.

L’application permet déjà d’étudier des gènes liés à des risques de cancer ou à des maladies génétiques pouvant être transmises aux enfants.

A cela s’ajoute également la possibilité de partager , via l’application, des données relatives au mode de vie, telles des informations de nutrition, avec des coaches, afin de créer des services vraiment personnalisés . Toutefois ces options sont soumises à une majoration de 100$, ce qui peut très vite faire grimper l’addition.

Néanmoins, je salue l’initiative et je suis certaine que d’autres innovations sur le sujet verront le jour.

#BeDigital #Esanté

 

Eilyne Gbezo

 

 

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